ALBANIAN JOURNALISM
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Ndërsa gazeta Shekulli në faqen 3 për këtë vizitë të Nanos në Greqi shkruan: SA NA KUSHTON BILETA FALAS, NANO UDHETON ME PARA GREKE. Krenaria e shtetit shqiptar merr fund tek shkallët e avionit.
Gjendja e rëndë në valutë e buxhetit të shtetit, në pandryshueshmëri thelbësore pas pluralizmit e deri sot,i kadetyruar qeveritarët e politikanët e lartë shqiptarë t'i binden qylit, ose përkthyer në terma zyrtarë të kursejnë shpenzimet qeveritare.
Tradita postkomuniste e marrëdhenieve diplomatike shqiptare me të tjerët, ka përcaktuar,(duke lënë si jashtëqitje koston morale), që rrugët e delegacioneve më të larta të paguhen nga shtetet pritëse dhe donatorë ndërmjetës (zyrtarë a privatë).Berisha më parë shkoi në Xhedah në konferencën Islamike me parat e tyre. Poashtu Berisha,Gjinushi,Godo më '91 bëjnë rrugën Gjermani -Shqipëri me sponzorim të Hajdinë Sejdisë.
Kryeministri turk Turgut Ozal rezervon pa afat një avion të flotës turke për lëvizjet e nevojshme të qeveritarëve shqiptarë.FMN dhe Italia paguajnë gjysmën e shpenzimeve të rrugës të pjesëmarrjes së Nanos në konferencën e Romës,ndërsa Banka Botërore investon kryeministrin shqiptar dhe ekipin qeveritar për vizitën e Hong Kongut.(...)Nuk duhet shumë për të gjetur një arsye, që nuk ka të bëjë me krenarinë e të qenit shtet.Megjithatë duhen shumë arsye,larg shpenzimeve të një udhëtimi, për të mos u ndjerë të barabartë qoftë dhe në kortezitë diplomatike. Le të mendojmë pastaj një çast se i gjithë ky pelegrinazh zhvillohet në kuadër të marrëdhenieve të partneritetit.
Artes Llazani

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REPUBLIKA E KOSOVES
MINISTRIA PER INFORMIM

Nr.199/98
Tiranë,07. 05. 1998. 

 PASQYRA E SHTYPIT SHQIPTAR
Tema kryesore në shtypin e sotëm shqiptar ishin: 

1.Nano:"Ministra reduktoni shpenzimet e përditshme. Kursimet të derdhen mbi refugjatët dhe ushtrinë". QEVERIA PERGATITET PER LUFTE
Qeveria shtrëngon rripin gati për ditë të vështira. Situata e rëndë në Kosovë ka detyruar kryeministrin Nano, të vihet në rolin e avokatit të djallit, duke konsideruar më të keqen e mundshme, rrjedhojë e konfliktit shqiptaro- serb, domethënë luftën.Dhe sinjalet për këtë fakt (zyrtare dhe jo), vijnë të shumta nga ekzekutivi.Në mbledhjen e fundit qeveria ka tërhequr vëmendjen për kursim maksimal të shpenzimeve,për të krijuar rezerva "në rast lufte".Refugjatët e ardhur tashmë nga Kosova dhe të pritshmit, ushtria dhe shëndetësia do të hanë kursimet e Kryeministrit. Lëvizjet e ekipeve tona të sigurimit dhe asistencës në Veri, transporti, strehimi dhe ushqimi i të ardhurve, kërkojnë shpenzime ekstra nga xhepi i shtetit, sidomos në rast se ky fluks shtohet,është shprehur Nano para parlamentarëve.(...)Kriza në Kosovë mbetet një rrezik gjithënjë një rrezik potencial për të trembur investitorët.Qeveria e njeh këtë realitet dhe po studion mundësit për të krijuar kushte sa më lehtësuese për joshjen e biznesit të huaj.
Gjithësesi lëvizjet e fundit të qeverisë shqiptare kanë shpallur tashmë gjendje të jashtëzakonshme të pazëshme, e cila së pari ka ngërthyer godinën qeverisëse dhe xhepat qeveritarë.(Gazeta Shekulli në faqen 3, shkrimin e bëri Artes Llazani).

 

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Par Charles-Henri LAFONT
Le 01/01/2001

Origines et réponses occidentales à la crise sociale en Albanie  

La chute des pyramides financières en 1997 et la crise politique institutionnelle de l'Etat albanais qui en a découlé ont sans doute modifié en profondeur l'appréhension de l'Europe du Sud-Est par les Occidentaux. Il n'y avait pas un foyer de crise dans les Balkans, mais bien plusieurs. Après la Croatie et la Bosnie, c'était au tour de l'Albanie de s'enflammer et de sombrer dans une quasi guerre civile.

Très vite s'est développée, dans les sociétés occidentales, l'image de l'Albanais mafieux, tueur, trafiquant d'armes et de drogues, contrôlant l'ensemble des réseaux de prostitution en Europe et agissant en toute impunité dans un pays sans Etat, sans institutions, sans morale, un pays où les armes circulent librement… Comment l'Albanie s'est-elle embrasée en 1997? Quelles ont été les réponses occidentales face au chaos social en Albanie, notamment après la crise du Kosovo? Quelles sont la réalité et les conséquences de ce chaos albanais?

La chute du communisme et les premiers signes du malaise albanais

L'Albanie fut le dernier Etat de l'ancien bloc de l'Est à sortir du communisme : alors que les satellites de Moscou avaient abandonné la référence au marxisme-léninisme dès la fin de 1989, l'Albanie (qui avait rompu avec Moscou dès 1961, puis avec Pékin en 1978) dut attendre les premiers mois de l'année 1991 pour voir la démocratie s'installer. Le pays, après s'être isolé volontairement du reste du continent pendant plus de cinquante ans, suscitait curiosité et intérêt auprès des Européens : il s'agissait d'une véritable redécouverte d'un pays oublié. L'Albanie apparaissait également comme un havre de paix épargné par les conflits armés qui pouvaient s'étendre dans d'autres parties des Balkans. De plus, les premiers débuts de la démocratie et de l'économie albanaise furent éclatants avec l'arrivée d'une opposition démocratique et l'obtention de taux de croissance prometteurs.

Pourtant, la réalité de l'Albanie post-communiste était une économie ravagée et exsangue après un demi-siècle d'autarcie et une société "désenchantée" qui ne croyait plus à l'homme nouveau et au paradis socialiste et détestait tout ce qui pouvait être "commun". Le premier signe du malaise albanais arriva le 2 juillet 1990 quand des milliers d'Albanais prirent d'assaut les différentes ambassades occidentales dans l'espoir d'obtenir un visa "pour l'Amérique et la consommation capitaliste". Mais ce furent surtout les cargos bondés de réfugiés albanais traversant la mer Adriatique pour rejoindre l'eldorado italien qui choquèrent et émurent les pays européens. "Les Albanais surprirent par leur comportement: dépenaillés, arrogants, violents, incultes, ils attendaient à profiter tout de suite d'une croissance et d'un mode de vie dont ils furent privés pendant plus de cinquante ans"[1]. Refusant toute nouvelle autorité, les Albanais surprirent par leur rage de fuir (nombreux furent les cas d'enfants ayant parfois à peine dix ans qui partirent sans en dire mot à leurs parents) et leur volonté de rester en Occident à n'importe quel prix, même illégalement.

Les premières déclarations des Albanais arrivant se résumaient souvent à "Albanie: fini"[2]. La haine de leur pays était bien réelle. Pourtant, de partout, les Albanais furent très vite refoulés et durent revenir s'installer dans "cette terre où tout était fichu". Il fallait essayer de commencer une nouvelle vie ou plus simplement de survivre: les difficultés étaient immenses avec une économie à l'agonie, une culture politique à réapprendre dans un contexte de déliquescence de l'Etat et surtout un vide social caractérisé par une crise identitaire et un refus du collectif, crise que les autres pays de l'Est n'ont pas connue.

Les pyramides financières: chronique d'une tragédie (non) annoncée

Après deux années très difficiles en 1991 et 1992, l'économie albanaise semblait avoir repris un nouveau souffle grâce notamment à des aides financières internationales non négligeables pour atteindre des taux de croissance annuelle voisins de 12%. Cette embellie de façade provenait en fait essentiellement des mandats envoyés par les Albanais de l'étranger et cachait une misère générale: avec un PNB par habitant de 400 dollars, l'Albanie avait un niveau économique proche de celui de nombreux pays africains. C'est dans ce contexte de pauvreté extrême qu'ont prospéré les sociétés pyramidales, ces établissements financiers qui proposèrent des taux d'intérêt mensuels allant jusqu'à 25% par mois.

Les pyramides financières sont des sociétés d'investissement dont le "principe des chaînes est simple : des sommes d'argent sont placées auprès "d'institutions" qui promettent aux déposants des taux d'intérêts faramineux et sont ensuite rémunérés avec l'argent des dépôts les plus récents"[3]. Comme l'ont très justement souligné P. et B. Cabanes, "la prolongation de conditions de vie difficiles donnait le sentiment qu'il était impossible de s'en sortir par les moyens ordinaires. Les profits des sociétés pyramidales venant rompre le cycle interminable des privations, c'est vers elles que les espoirs se tournèrent, sans que les investisseurs fussent particulièrement ignares ou particulièrement crédules"[4].

C'est à partir de 1992 que les sociétés pyramidales ont commencé à apparaître en Albanie, les premières promettant 8% par an, puis le mouvement s'est propagé à l'ensemble du pays, notamment après 1995: de plus en plus de nouveaux établissements se créaient, prometteurs de taux d'intérêt de plus en plus élevés. Le système a eu une telle ampleur en Albanie car il était très lié aux réseaux mafieux permettant le blanchiment de l'argent issu de divers trafics et donc une rémunération facile des fonds des épargnants. A l'inverse, ces fonds permettaient de financer ces trafics. D'autre part, les pyramides ont été largement soutenues par le pouvoir politique (le président Berisha poussait ses concitoyens à investir dans ces sociétés) car elles servaient à financer les différentes forces politiques que ce soit le Parti démocrate de Berisha ou le Parti socialiste de Fatos Nano. Le système n'a cependant pas tardé à s'essouffler à partir de l'automne 1996 , la baisse des taux d'intérêts entraînant une méfiance généralisée, puis un retrait des fonds et enfin la faillite des établissements.

De l'écroulement à l'anarchie

C'est au début de l'année 1997 que les premières pyramides financières ont fait faillite notamment dans le Sud à Vlora et à Berat entraînant des mouvements insurrectionnels: les épargnants floués demandaient à être remboursés. Devant l'absence de réponses du gouvernement, les manifestations se transformèrent en émeutes avec pillages des casernes. Puis la faillite gagna les plus grosses pyramides basées à Tirana, entraînant des révoltes dans la capitale; les demandes étaient toujours les mêmes: démission de Berisha et remboursement des épargnants. Ce fut à partir du 10 mars que les casernes à Tirana et dans le reste du pays furent à leur tour pillées (selon certains spécialistes, les casernes ont été volontairement ouvertes par le gouvernement dans l'optique d'une politique du pire).

On estime à 1 500 000 le nombre d'armes dérobées au cours du mois de mars 1997 et à 1 500 le nombre de tués pendant cette période d'émeutes. Pour de nombreux Albanais, 1997 a été une "année de folie", la population armée tirant partout et sur n'importe qui[5]. Les autorités de Tirana ne contrôlaient plus du tout le territoire albanais, à peine arrivaient-elles à garder la capitale. Un gouvernement de transition fut formé, mais n'eut aucune autorité. Il était trop tard, l'anarchie s'était installée dans tout le pays. Dans certaines villes, des comités de salut public furent formés pour rétablir l'ordre; certains marchèrent, mais refusèrent la tutelle de la capitale[6]. Mais, la plupart du temps, ce furent des bandes armées grâce au pillage des casernes qui se créèrent et contrôlèrent une partie du territoire albanais.

A l'heure actuelle, si le gouvernement de Tirana a réussi à restaurer son autorité sur l'ensemble du territoire (le Nord, particulièrement les districts de Tropoja, Bajram Curri et de Kukës restant indociles), les armes circulent toujours librement. Sur 1 500 000 armes dérobées, le PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement) estime que seulement 200 000 ont été rendues à la police albanaise jusqu'à aujourd'hui. La majeure partie de ces armes a été vendue à des réseaux mafieux qui les ont ensuite vendues à la guérilla naissante de l'UCK au Kosovo. D'autre part, l'absence de contrôle a permis le développement de nombreux trafics mafieux notamment pour la drogue, l'Albanie devenant un lieu de transit via la Turquie et l'Afghanistan à destination de l'Europe occidentale.

Les premières réponses occidentales à la crise albanaise

Devant la montée générale de la violence et la plongée du pays dans l'anarchie, les Européens étaient forcés d'agir en Albanie, sur le terrain. Deux pays, en particulier la Grèce et l'Italie, insistèrent sur le besoin d'intervenir car ils craignaient une possible contamination de la crise et un afflux massif de réfugiés sur leur territoire. Cependant, deux problèmes se posaient: quel genre d'action? Qui devait intervenir?

Après de nombreuses discussions et négociations entre les Occidentaux au sein de l'UE et de l'OTAN, il fut décidé d'organiser une opération militaire, appelée Opération ALBA, sous la responsabilité de l'OSCE et le commandement de l'Italie, et regroupant entre autres la France, la Grèce et la Turquie. Sept mille soldats furent dépêchés dans le but d'acheminer et de coordonner l'aide humanitaire et, dans un second temps, de restaurer l'ordre et l'Etat de droit pour organiser et surveiller des élections libres et justes au mois de juin. Si les militaires occidentaux ont réussi à distribuer l'aide humanitaire et à organiser des élections législatives, ils n'ont pas pu rétablir une autorité sur le pays, ni " protéger la population albanaise des bandes armées"[7].

Les Européens se sont ensuite retranchés derrière un simple soutien économique et logistique. L'UE a en effet redéployé son aide financière vers la stabilisation du système financier et l'aide aux réformes de l'Etat albanais. Elle a participé à la formation des Friends of Albania, association qui regroupe tous les donateurs institutionnels qui agissaient en Albanie, pour permettre une meilleure coordination de l'aide internationale chargée de superviser les réformes en Albanie. Enfin, les Européens, par le biais de l'UEO, ont créé un corps chargé de former des policiers albanais, compétents et intègres.

L'Albanie au milieu des Balkans: la prise en compte du contexte régional dans la gestion de la crise albanaise

Avec la crise du Kosovo, la crise politique et sociale en Albanie a pris une nouvelle dimension car, d'une part, elle a favorisé l'émergence d'une guérilla armée dans la province yougoslave et, d'autre part, elle est passée au second rang pour les Occidentaux par rapport au drame des Kosovars massivement déportés et au risque énorme que peut représenter un sécessionnisme aussi virulent. En d'autres termes, ce n'était plus la crise elle-même en Albanie qui pouvait être dangereuse mais ses conséquences pour les pays voisins. Après l'intervention militaire sur la Yougoslavie, les Occidentaux ont réfléchi à la mise en place d'un nouveau programme qui garantisse la paix et la prospérité en Europe du Sud-Est. L'idée était de fonder de nouvelles relations entre les pays de la région et les pays occidentaux en créant une coopération de tous les Etats et de toutes les organisations internationales et régionales dans divers domaines: économique, politique et sécuritaire. Il s'agissait également de répondre aux dégâts de l'intervention de l'OTAN pour les pays voisins du Kosovo.

C'est ainsi qu'est né, en juin 1999, le Pacte de Stabilité pour l'Europe du Sud-Est par une initiative allemande et sous la responsabilité de l'Union européenne. Le Pacte est divisé en trois tables de travail chargées de coordonner les différentes initiatives de coopération dans des domaines précis comme la démocratisation et les droits de l'homme, la reconstruction et le développement économique et les questions de sécurité. Même si les Occidentaux entendaient combattre l'instabilité dans les Balkans grâce à une interaction de ces trois domaines, ils ont concentré leurs programmes de lutte contre la crise sociale et l'anarchie en Albanie surtout dans la troisième table de négociation sur la sécurité. Ils ont ainsi organisé des commissions pour la non-prolifération des armes, le déminage, la destruction des armes légères, la lutte contre la corruption et le crime organisé.

Pour certains spécialistes, la lutte contre la crise sociale en Albanie ne réside toutefois pas entièrement là; il s'agit plutôt de soutenir massivement une économie ravagée et d'inculquer une nouvelle culture politique qui permette aux citoyens de se débarrasser d'une scène politique archaïque, clanique et corrompue[8]. En effet, la situation semble toujours aussi préoccupante à l'heure actuelle entre un gouvernement aux prérogatives fragiles et une opposition de plus en plus virulente emmenée par Berisha. Les dernières émeutes meurtirères du début du mois de décembre, à Tropoja, sont là pour nous rappeler qu'un retour à la violence générale n'est pas impossible.

En attendant une amélioration de la situation de leur pays, les Albanais, apeurés et méfiants, continuent à vivre tant bien que mal entre une pauvreté chronique et une insécurité permanente qui fait de l'Albanie, la nuit, un pays semi désertique. Comme l'indiquent de nombreux Albanais, "nous sommes les premiers à souffrir de cette insécurité et des mafias qui peuvent exister dans notre pays avec parfois morts et enlèvements de proches, mais il est évident que nous ne pourrons pas résoudre seuls ces problèmes avec des institutions faibles et des hommes politiques corrompus. C'est là que l'aide occidentale est la plus primordiale".


[1]E. et J.P. CHAMPSEIX: L'Albanie ou la logique du désespoir, Paris, La Découverte, 1992, p.7.
[2]I. DITCHEV S. COMBE (dir.): Albanie Utopie Huis clos dans les Balkans, Paris, Autrement, 1996, pp .15-16
[3]J.Y. POTEL: article "Pyramides financières" in Les 100 Portes de l'Europe centrale et orientale, Paris, Les éditions de l'Atelier, 1998, pp. 234-236.
[4]P. et B. CABANES: Passions albanaises, Paris, Odile Jacob, 1999, p. 65.
[5]Artes LLAZANI, journaliste au magazine albanais Klan, entretien avec l'auteur, 8 juin 2000.
[6]R. GIRAUD: "Albanie: la folie du fusil" in Revue des Deux Mondes, Paris, avril 1997, pp. 54-62.
[7]Briseida MEMA, correspondante de l'AFP à Tirana, entretien avec l'auteur, 7 juin 2000.
[8]A. DUSSOLLIER: " Une Albanie ruinée et ignorée" in Le Monde, 1er avril 2000.

 

 

"SHEKULLI" CARRIES AN ARTICLE ON 12 MAY 1998, ABOUT THE ALBANIAN MINISTER OF FINANCE, ARBEN MALAJ, ENTITLED "MINISTER MALAJ RECEIVES A SALARY FROM A PYRAMID SCHEME"
By Artes Llazani

THE SUBTITLE OF THE ARTICLE IS "HAVING COMPLETE KNOWLEDGE FOR THE END OF PYRAMID SCHEMES, MALAJ SIGNED A CONTRACT WITH CENAJ COMPANY, THAT WAS FOR THREE YEARS AND THE MONTHLY SALARY WOULD BE 1200 USD". 

Tirana - The Albanian Finance Minister, Arben Malaj has not canceled yet the employment contract that he has signed with loaning company of Lefter Cenaj.  In October 1996, while the former Finance Minister, Ridvan Bode, declared openly) and with bad consequences the pyramid schemes scandal, Malaj signs a contract with  Cenaj company that according to sources from the company, had foreseen a cooperation of Malaj with Cenaj for three years.  It was not by accident that Malaj a known finances specialist, with a Ph.D., having work experience with another company of this kind, makes a contract of three years with "Cenaj" at the very moment when the collapse of the pyramid schemes was more than obvious even to the public opinion.  Capable of anticipating the failure of the pyramid's gambling (although in October 1996, the anticipation were not that worthy), fully aware of the social consequences of the pyramid's phenomenon and of the public pessimism about receiving the money put in the pyramid schemes, economist Malaj, in exchange of a salary of 1200 USD monthly, and a house 2+1, and also of occasional extra rewards, committed himself to a long term service with Lefter Cenaj.

In 1997, the Malaj Cenaj relation was not infringed even though the first has taken in his hand the Albanian finances and plays an "active" role in the transparency of the pyramid scheme companies; while the second (Cenaj) is ranked among the bosses of the pyramid schemes.  Sources from "Cenaj" company told us that  Minister Malaj has continued until September 1997 his collaboration with Cenaj, until he formulates with his handwriting "agreement which although not signed,  has the values of the documentation for some expenses made in behalf of Cenaj.  Being unable to meet Cenaj in person, Malaj has exchanged many telephone calls with him during the above mentioned period.  "I have worked for the pyramid schemes just like I did for all other clients", this how Minister Malaj replied to accusations by the former President Berisha who spoke of "involvement" of the Minister with the pyramids.

Although Malaj has already admitted that he has worked for pyramid schemes, the number   one of the Albanian finances has never made clear his position  and his role in the pyramids phenomenon.   Minister Malaj has served Cenaj, but has never  made any statement about how he has served him.   Minister Malaj has advised Cenaj, but he has not clarified when and why he has given those advises.  Minister Malaj has carried out transactions for Cenaj, but he has never told anyone  how he did this.  Minister Malaj has made purchases for Cenaj, without saying what he purchased.  Minister Malaj has withdrawn money for Cenaj, without saying how, how much and where.   Various sources from Cenaj testify to the past of these relations (October 1996- September 1997).

But the same sources ignore the fact that even today Arben Malaj has not cancelled the three year contract he has signed with Lefter Cenaj.   It does not take much to understand that if this contract still continues to be considered valid; while the point of the agreement may have changed in favor of the most recent developments concerning the pyramid's phenomenon and their transparency.  As a result, also the "consultancy" of Finance Minister is more costly that the one of a simple economist, considering his role in the process of transparency.  So Malaj is employed twice.  The simplest of the questions is whether Nano will permit the double employment among his ministers.

PS: Minister Malaj was the Director of Research Unit of the Cenaj company, and he used to work for three other pyramid schemes companies, Silva, Global Food and Kamberi

 

ALBANIANS AND THEIR CULTURE:
A STUDY OF THEIR DEFINING CHARACTER AND UNIQUENESS


A Thesis Presented To the Faculty of
California State University Dominguez Hills
In Partial Fulfillment
Of the Requirements for the Degree
Master of Arts in Humanities


Copyright by
SUSAN A. McCLEAR
December 1, 2001
All Rights Reserved 

http://www.mcclear.net/albanians_&_culture.htm 

Blood Feuds

Blood feuds are not unique to Albania. They can be found in other isolated societies of the Mediterranean (such as Corsica) or in the Northern Caucuses (Malcolm 19). Carver tells us that this Albanian code most closely resembles the puktunwali of Northwestern India (308).

The Kanun does set out the "rules" of the blood code, not as a way of encouraging such but to limit it so that the entire population not be wiped out. As it was, serious social and economic dislocation resulted from so many (usually young) men being killed or forced into hiding by the cycle of revenge. (Women were exempt from the feuds).

It's important to understand that the aim of this blood feud is not punishment for murder but

satisfaction of one's own honor when it has been polluted. If retribution were the real aim, then only those personally responsible for the original crime or insult would be potential targets; but instead, honor is cleansed by killing any male member of the family of the original offender, and the spilt blood of that victim then cries out to its own family for purification. Since honor is of the essence, there are strict rules for every step of the feud. (Malcolm 19-20)

The communists claim that one of the great achievements of their administration was the elimination of the Kanun. If true, this would have been a mighty achievement. [end note 22]  At the end of the Ottoman period it was estimated that 19% of all adult male deaths in the central mountains of the Malësi area were blood feud murders (Malcolm 20). Though contained under communism, most of its elements have re-appeared in the past ten years. [end note 23]  The Kanun has eased readjustment for many of the northerners as they come out of the Hoxha period as, for example, original land borders were remembered accurately by all parties and so reverted to original ownership with far less difficulty than privatization in other areas.

The other side of this is that at least ninety blood feud killings had been reported through the BBC by June 1996 (Longworth 33). This is probably an under report, [end note 24] it's an issue that those in authority don't want talked about as it doesn't give Albania a positive impression in the outside world. The authorities of the international service of Radio Tirana censor any mention of the feuds (or of their reconciliation). In the December 1, 1995 The New Reporter Artes Llazani reports that "there are 2100 stories about the blood revenge." Isuf Lita, Investigator of the police station in Shkodër is quoted in Llazani’s report as saying "I guess that 90% of blood revenges are new ones [post communism.] Old blood revenges are very few in number." Llazani also indicates that there have been ninety-seven cases where the Mission of Blood Forgiveness has managed to negotiate a forgiveness of the feuds since 1991. [end note 25]

While southerners don't seem to practice the blood feuds, they know and understand the concept. During the pre-election period in May 1996 Ferdinand Lambe, the owner/manager of Radio Vlora, conducted a series of phone-ins and round table discussions, which included all of the local candidates. One of the opposition candidates was on the air when two policemen showed up at the station to arrest him. The station is in Lambe's home and the policemen were from the far north (as Lambe could clearly identify by their accents). When they knocked on the door, Lambe asked them to step outside, so they could have their discussion without interrupting the broadcast. The police could see that this station/home was a single room, there was no danger that the candidate might escape, so agreed. Lambe reminded the police that this candidate was a guest in his home and thus, under the Kanon, under his protection. If they bothered the candidate, it would be an insult that might need to be arbitrated under the Kanun. Without saying anything more they assumed that Lambe would be forced to kill them, then their family to kill him, and so on for five generations. The policemen, not knowing whether Lambe would really do that, left. They picked up the candidate out on the street a couple of hours later, after the broadcast. Lambe had used the Kanon as was intended, to avoid trouble.

 

 

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Shkrimi i Kadarese 

Nga reagimet e deritanishme ne Alb-shkenca munda te ve re, se te pakten nje permase brenda ketij shkrimi nuk eshte mundur te shquhet. Gjej rastin ta sjell permes ketij reagimi. 

Pyetje qe ngrihen gjate leximit te kesaj eseje, mes te tjerash mund te jene: 

Kush duhet te shkruaje per te verteten? Ne fund te fundit kush eshte e verteta?  A mund te qendroje ne kembe cilesimi se te gjithe qene bashkefajtore ne diktature? A mund te quhet bashkefajtor nje njeri, i cili nuk eshte perzier me parti, nuk ka spiunuar, ka pranuar te mbetet gjalle nen diktature duke punuar ne pune te shtetit? A nuk ka ekzistuar zgjedhja per cdo njeri ne ate kohe, qe mos te zgjidhte nje profesion, por nje tjeter, psh. ne vend qe te behej oficer sigurimi te behej agronom? Apo ne vend te shkrimtar qe i thurr lavde partise, apo kritik shkrimtaresh nga ata qe burgosnin per shkak se shkruhej me shije jo-partie te behej mesues gjuhe? Apo ne vend te gjykates te behej inxhinier, fizikan, matematikan, biolog, kimist? Te thoshte nuk mundem te spiunoj per shkak se nuk mbaj dot sekrete dhe kam frike se do tradhetoj veten, a ishte e veshtire? Kur e shikonte se ajo qe ish vendosur ne Shqiperi nuk ish komunizmi i premtuar nga ideologjia, por nje sistem i ri klasash, te privilegjuarit e partise dhe te denuarit nga partia, pse futej ne parti? Per shkak se ishte komunist idealist? Apo per shkak se donte te bente pjese tek shtresa e te privilegjuarve? 

Po pozicioni personal i Kadarese brenda asaj kohe cili eshte? A mund te quhet, se e ka sqaruar ai kete pozicion? A duhet te kerkoje ai falje para popullit, te cilit i drejtohej me shkrime te kesaj natyre per privilegjet qe ka marre ne kohen e diktatures?  

Kadare si shkrimtar nuk vihet ne dyshim permes ketyre pyetjeve. Ne pyetje gjate leximit, dhe kjo ka vite qe behet ne menyre te vazhdueshme nga drejtime te ndryshme, eshte personi i Kadarese. Si me te qendrueshmit duket se jane kristalizuar:

ai i ish te persekutuarve, te cilet nuk mund ta pranojne qe ai ta quaje veten disident ne kohen qe ka pasur perfitime direkte nga diktatura e nuk ka pasur denime te dukshme, si per shembull burgosje, a ndonje forme tjeter, nderkohe qe ata vete jane plakur burgjeve, duke lene jashte familje qe e pesonin prej biografise se nje te vetmi ne mes tyre;

ai i ish nomenklatures se diktatures, e cila sidomos ne kohet e fundit po behet gjithnje e me zelarte e po vepron qellimplote per ta theksuar se Kadare ishte asgje me mire se nje prej tyre. 

Per kete te fundit reagimi i Kadarese mund te vihet re ne egersine, e cila mund te ndihet thuajse ne cdo fjali te ketij shkrimi. Per ata qe duan te ndjejne pak me shume nga kjo egersi, keshilloj librin e Fahri Balliut “Zonja e zeze Nexhmije Hoxha” botuar ne qershor te ketij viti, pak dite perpara zgjedhjeve, me parathenie te Kadarese.

Per te parin reagimi i Kadarese ka qene i nje forme, e cila pare jashte cdo idealizimi le per te deshiruar. Para akuzave se ka qene shkrimtar i privilegjuar ne kohe te diktatures, pergjigja ka qene e frymes: pse duhet te ishte burgosur ai qe te quhej se nuk ish i diktatures? Ndoshta po. Njerezit jane te prirur drejt njerezve qe kane vuajtur. Psh. mund te vihet re kjo ne raste bisedash qe sjellin ne fjale Pjeter Arbnorin, apo te vdekurin e gialle ne diktature Lasgush Poradecin. 

Ne nje film dokumentar te nje regjizori te ri austriak, paraqitur ne festivalin e filmit “Diagonale” qe zhvillohet cdo vit ne Grac, behej fjale per poziten e rinise shqiptare perballe fese. Filmi ndertohej rreth tre personazheve: Bojken Lakos, Ervin Hatibit, Artes Llazanit. Pa u ndalur ne temen e ketij filmi dhe si u trajtua ajo ne te, shkepus e sjell ne kete reagim fjalet e gazetares Artes Llazani (riprodhuar jo ne menyre ekzakte) ne veten e trete: ajo tregonte per familjen e vet, prinderit, babane vecanerisht, i cili per hir te familjes, rehatise dhe sigurimit te shkolles per vajzat, pra nisur nga pragmatizmi njerezor vendosi te futej ne parti dhe hyri ne parti. 

Me pragmatizimin njerezor do te mund te shpjegohej pa hatermbetje sjellja e asaj shumice se popullsise shqiptare, por dhe jo shqiptare ne krejt vendet e Lindjes diktatoriale komuniste qe e mbijetoi diktaturen pa i hyre gjemb ne kembe.

Duke u nisur nga ky pragmatizem me baze racionalizmin njerezor mund te ngrihet gjithashtu dyshimi, se ata qe drejtuan partine, ata qe perfituan prej privilegjeve te saj, ata qe drejtuan makinerine e diktatures qene kapitaliste te nje lloji te vecante, qe per te arritur tek maksimizimi i fitimeve per vete jane ne gjendje te shkelin mbi jete njerezish, atyre qe vrane e burgosen e familjeve te tuaja qe i damkosen me titullin "armiq te popullit". Te keqen e kapitalisteve, te cileve u jane vene mbrapa filozofe qe prej kohes kur nisi teoria e ekonomise e kur nisen e aktiviste te shoqerise qe kur nisi prodhimi industrial!  

Pastrimi i ndergjegjes se diktatureberesve ne lindjen komuniste mungon, vonon, jo per shkak se dosjet nuk jane hapur. Hapja e dosjeve eshte vetem nje rrjedhoje e dickaje te madhe te munguar: denimit te komunizmit si nje nga krimet me te medha ndaj njerezimit, njesoj sikurse u cilesua fashizmi dhe nacionalsocializmi. Kjo mungese ben qe cfare doli nga diktatura komuniste te jete gojehapur, sikur te mos kishte ndodhur gje. Gjermaneve iu desh te luftonin e i duhet te luftojne akoma me cilesimin "naziste". Ata u kategorizuan tek fajtoret dhe kjo i ben akoma te jene te kushtezuar ne sjelljet e tyre ne te mire te Gjermanise, dhe tmerri nga termat "nacionalizem", "nacionalist" e te ngjashme me keto mund te ndihet ne rrethet akademike. Ne Austri ky cilesim “fajtor” nuk u be sikurse u be ne Gjermani, ndaj dhe jeta shoqerore austriake e pasluftes, mes te tjerash dhe ajo e letersise austriake, karakterizohet nga nje histori, e cila ndoshta edhe si i huaj ia vlen te studiohet per te pare, se cfare ndodh, kur fajtoret nuk dallohen haptaz prej te tjereve, vetem se ky eshte rast i asaj cka doli nga diktatura nacionalsocialiste. 

Ne rastin e moskategorizimit te qarte, se kush jane fajtoret, ndoshta ekziston nevoja e nje a me shume njerezve, te cilet te dalin dhe te pranojne publikisht, se midis dy skajeve, atyre qe vuajten direkt nen diktature per shkak te persekutimit dhe atyre qe perfituan direkt prej tij si drejtues te makinerise se diktatures ekzistojne dhe te ndermjetmit, ku dikush anon me shume nga ata qe vuajten direkt dhe dikush nga ana tjeter nga ata qe perfituan prej diktatures. Dhe kjo do bente te qarte se nuk jane te gjithe bashkefajtore, por se ekziston nje spekter i tere i cili eshte deshmi dhe trashegimi e diktatures. Kush do ta merrte persiper nje pozicion te tille publikisht do te sulmohej po ashtu nga drejtime te ndryshme. Por ai, qofte edhe pse ndoshta do cilesohej i cmendur ne sinqeritetin e vet, per te cilin nuk e detyroi kush, do te tregonte nje gjest te madh pastrimi te ndergjegjes dhe do te ishte me prane pershkrimit te se vertetes se popullit shqiptar nen diktature. Dikush tjeter ndoshta do mund te merrte persiper te kerkoje falje per nje sjellje te caktuar. Gjeste origjinale mund te mendoje gjithsecili qe i mbijetoi diktatures. E keshtu mund te ndertohet dicka e madhe. Sepse nga historite e vecanta te gjesteve te kurajos civile, krijohet baza per perballjen e nje populli me vetveten me qellim perparimin. L. Komani