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Ndërsa gazeta Shekulli në
faqen 3 për këtë vizitë të Nanos në Greqi shkruan: SA NA KUSHTON BILETA
FALAS, NANO UDHETON ME PARA GREKE. Krenaria e shtetit shqiptar merr fund
tek shkallët e avionit.
Gjendja e rëndë në valutë e buxhetit të shtetit, në pandryshueshmëri
thelbësore pas pluralizmit e deri sot,i kadetyruar qeveritarët e
politikanët e lartë shqiptarë t'i binden qylit, ose përkthyer në terma
zyrtarë të kursejnë shpenzimet qeveritare.
Tradita postkomuniste e marrëdhenieve diplomatike shqiptare me të tjerët,
ka përcaktuar,(duke lënë si jashtëqitje koston morale), që rrugët e
delegacioneve më të larta të paguhen nga shtetet pritëse dhe donatorë
ndërmjetës (zyrtarë a privatë).Berisha më parë shkoi në Xhedah në
konferencën Islamike me parat e tyre. Poashtu Berisha,Gjinushi,Godo më '91
bëjnë rrugën Gjermani -Shqipëri me sponzorim të Hajdinë Sejdisë.
Kryeministri turk Turgut Ozal rezervon pa afat një avion të flotës turke
për lëvizjet e nevojshme të qeveritarëve shqiptarë.FMN dhe Italia paguajnë
gjysmën e shpenzimeve të rrugës të pjesëmarrjes së Nanos në konferencën e
Romës,ndërsa Banka Botërore investon kryeministrin shqiptar dhe ekipin
qeveritar për vizitën e Hong Kongut.(...)Nuk duhet shumë për të gjetur një
arsye, që nuk ka të bëjë me krenarinë e të qenit shtet.Megjithatë duhen
shumë arsye,larg shpenzimeve të një udhëtimi, për të mos u ndjerë të
barabartë qoftë dhe në kortezitë diplomatike. Le të mendojmë pastaj një
çast se i gjithë ky pelegrinazh zhvillohet në kuadër të marrëdhenieve të
partneritetit.
Artes Llazani
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REPUBLIKA E KOSOVES
MINISTRIA PER INFORMIM
Nr.199/98
Tiranë,07. 05. 1998.
PASQYRA E SHTYPIT SHQIPTAR
Tema kryesore në shtypin e sotëm shqiptar ishin:
1.Nano:"Ministra reduktoni
shpenzimet e përditshme. Kursimet të derdhen mbi refugjatët dhe ushtrinë".
QEVERIA PERGATITET PER LUFTE
Qeveria shtrëngon rripin gati për ditë të vështira. Situata e rëndë në
Kosovë ka detyruar kryeministrin Nano, të vihet në rolin e avokatit të
djallit, duke konsideruar më të keqen e mundshme, rrjedhojë e konfliktit
shqiptaro- serb, domethënë luftën.Dhe sinjalet për këtë fakt (zyrtare dhe
jo), vijnë të shumta nga ekzekutivi.Në mbledhjen e fundit qeveria ka
tërhequr vëmendjen për kursim maksimal të shpenzimeve,për të krijuar
rezerva "në rast lufte".Refugjatët e ardhur tashmë nga Kosova dhe të
pritshmit, ushtria dhe shëndetësia do të hanë kursimet e Kryeministrit.
Lëvizjet e ekipeve tona të sigurimit dhe asistencës në Veri, transporti,
strehimi dhe ushqimi i të ardhurve, kërkojnë shpenzime ekstra nga xhepi i
shtetit, sidomos në rast se ky fluks shtohet,është shprehur Nano para
parlamentarëve.(...)Kriza në Kosovë mbetet një rrezik gjithënjë një rrezik
potencial për të trembur investitorët.Qeveria e njeh këtë realitet dhe po
studion mundësit për të krijuar kushte sa më lehtësuese për joshjen e
biznesit të huaj.
Gjithësesi lëvizjet e fundit të qeverisë shqiptare kanë shpallur tashmë
gjendje të jashtëzakonshme të pazëshme, e cila së pari ka ngërthyer
godinën qeverisëse dhe xhepat qeveritarë.(Gazeta Shekulli në faqen 3,
shkrimin e bëri Artes Llazani).
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Par
Charles-Henri LAFONT
Le 01/01/2001
Origines et
réponses occidentales à la crise sociale en Albanie
La chute
des pyramides financières en 1997 et la crise politique institutionnelle
de l'Etat albanais qui en a découlé ont sans doute modifié en profondeur
l'appréhension de l'Europe du Sud-Est par les Occidentaux. Il n'y avait
pas un foyer de crise dans les Balkans, mais bien plusieurs. Après la
Croatie et la Bosnie, c'était au tour de l'Albanie de s'enflammer et de
sombrer dans une quasi guerre civile.
Très vite s'est développée, dans les sociétés occidentales, l'image de
l'Albanais mafieux, tueur, trafiquant d'armes et de drogues, contrôlant
l'ensemble des réseaux de prostitution en Europe et agissant en toute
impunité dans un pays sans Etat, sans institutions, sans morale, un pays
où les armes circulent librement… Comment l'Albanie s'est-elle embrasée en
1997? Quelles ont été les réponses occidentales face au chaos social en
Albanie, notamment après la crise du Kosovo? Quelles sont la réalité et
les conséquences de ce chaos albanais?
La chute du communisme et les premiers signes du malaise albanais
L'Albanie fut le dernier Etat de l'ancien bloc de l'Est à sortir du
communisme : alors que les satellites de Moscou avaient abandonné la
référence au marxisme-léninisme dès la fin de 1989, l'Albanie (qui avait
rompu avec Moscou dès 1961, puis avec Pékin en 1978) dut attendre les
premiers mois de l'année 1991 pour voir la démocratie s'installer. Le
pays, après s'être isolé volontairement du reste du continent pendant plus
de cinquante ans, suscitait curiosité et intérêt auprès des Européens : il
s'agissait d'une véritable redécouverte d'un pays oublié. L'Albanie
apparaissait également comme un havre de paix épargné par les conflits
armés qui pouvaient s'étendre dans d'autres parties des Balkans. De plus,
les premiers débuts de la démocratie et de l'économie albanaise furent
éclatants avec l'arrivée d'une opposition démocratique et l'obtention de
taux de croissance prometteurs.
Pourtant, la réalité de l'Albanie post-communiste était une économie
ravagée et exsangue après un demi-siècle d'autarcie et une société
"désenchantée" qui ne croyait plus à l'homme nouveau et au paradis
socialiste et détestait tout ce qui pouvait être "commun". Le premier
signe du malaise albanais arriva le 2 juillet 1990 quand des milliers
d'Albanais prirent d'assaut les différentes ambassades occidentales dans
l'espoir d'obtenir un visa "pour l'Amérique et la consommation
capitaliste". Mais ce furent surtout les cargos bondés de réfugiés
albanais traversant la mer Adriatique pour rejoindre l'eldorado italien
qui choquèrent et émurent les pays européens. "Les Albanais surprirent par
leur comportement: dépenaillés, arrogants, violents, incultes, ils
attendaient à profiter tout de suite d'une croissance et d'un mode de vie
dont ils furent privés pendant plus de cinquante ans"[1]. Refusant toute
nouvelle autorité, les Albanais surprirent par leur rage de fuir (nombreux
furent les cas d'enfants ayant parfois à peine dix ans qui partirent sans
en dire mot à leurs parents) et leur volonté de rester en Occident à
n'importe quel prix, même illégalement.
Les premières déclarations des Albanais arrivant se résumaient souvent à
"Albanie: fini"[2]. La haine de leur pays était bien réelle. Pourtant, de
partout, les Albanais furent très vite refoulés et durent revenir
s'installer dans "cette terre où tout était fichu". Il fallait essayer de
commencer une nouvelle vie ou plus simplement de survivre: les difficultés
étaient immenses avec une économie à l'agonie, une culture politique à
réapprendre dans un contexte de déliquescence de l'Etat et surtout un vide
social caractérisé par une crise identitaire et un refus du collectif,
crise que les autres pays de l'Est n'ont pas connue.
Les pyramides financières: chronique d'une tragédie (non) annoncée
Après deux années très difficiles en 1991 et 1992, l'économie albanaise
semblait avoir repris un nouveau souffle grâce notamment à des aides
financières internationales non négligeables pour atteindre des taux de
croissance annuelle voisins de 12%. Cette embellie de façade provenait en
fait essentiellement des mandats envoyés par les Albanais de l'étranger et
cachait une misère générale: avec un PNB par habitant de 400 dollars,
l'Albanie avait un niveau économique proche de celui de nombreux pays
africains. C'est dans ce contexte de pauvreté extrême qu'ont prospéré les
sociétés pyramidales, ces établissements financiers qui proposèrent des
taux d'intérêt mensuels allant jusqu'à 25% par mois.
Les pyramides financières sont des sociétés d'investissement dont le
"principe des chaînes est simple : des sommes d'argent sont placées auprès
"d'institutions" qui promettent aux déposants des taux d'intérêts
faramineux et sont ensuite rémunérés avec l'argent des dépôts les plus
récents"[3]. Comme l'ont très justement souligné P. et B. Cabanes, "la
prolongation de conditions de vie difficiles donnait le sentiment qu'il
était impossible de s'en sortir par les moyens ordinaires. Les profits des
sociétés pyramidales venant rompre le cycle interminable des privations,
c'est vers elles que les espoirs se tournèrent, sans que les investisseurs
fussent particulièrement ignares ou particulièrement crédules"[4].
C'est à partir de 1992 que les sociétés pyramidales ont commencé à
apparaître en Albanie, les premières promettant 8% par an, puis le
mouvement s'est propagé à l'ensemble du pays, notamment après 1995: de
plus en plus de nouveaux établissements se créaient, prometteurs de taux
d'intérêt de plus en plus élevés. Le système a eu une telle ampleur en
Albanie car il était très lié aux réseaux mafieux permettant le
blanchiment de l'argent issu de divers trafics et donc une rémunération
facile des fonds des épargnants. A l'inverse, ces fonds permettaient de
financer ces trafics. D'autre part, les pyramides ont été largement
soutenues par le pouvoir politique (le président Berisha poussait ses
concitoyens à investir dans ces sociétés) car elles servaient à financer
les différentes forces politiques que ce soit le Parti démocrate de
Berisha ou le Parti socialiste de Fatos Nano. Le système n'a cependant pas
tardé à s'essouffler à partir de l'automne 1996 , la baisse des taux
d'intérêts entraînant une méfiance généralisée, puis un retrait des fonds
et enfin la faillite des établissements.
De l'écroulement à l'anarchie
C'est au début de l'année 1997 que les premières pyramides financières ont
fait faillite notamment dans le Sud à Vlora et à Berat entraînant des
mouvements insurrectionnels: les épargnants floués demandaient à être
remboursés. Devant l'absence de réponses du gouvernement, les
manifestations se transformèrent en émeutes avec pillages des casernes.
Puis la faillite gagna les plus grosses pyramides basées à Tirana,
entraînant des révoltes dans la capitale; les demandes étaient toujours
les mêmes: démission de Berisha et remboursement des épargnants. Ce fut à
partir du 10 mars que les casernes à Tirana et dans le reste du pays
furent à leur tour pillées (selon certains spécialistes, les casernes ont
été volontairement ouvertes par le gouvernement dans l'optique d'une
politique du pire).
On estime à 1 500 000 le nombre d'armes dérobées au cours du mois de mars
1997 et à 1 500 le nombre de tués pendant cette période d'émeutes. Pour de
nombreux Albanais, 1997 a été une "année de folie", la population armée
tirant partout et sur n'importe qui[5]. Les autorités de Tirana ne
contrôlaient plus du tout le territoire albanais, à peine arrivaient-elles
à garder la capitale. Un gouvernement de transition fut formé, mais n'eut
aucune autorité. Il était trop tard, l'anarchie s'était installée dans
tout le pays. Dans certaines villes, des comités de salut public furent
formés pour rétablir l'ordre; certains marchèrent, mais refusèrent la
tutelle de la capitale[6]. Mais, la plupart du temps, ce furent des bandes
armées grâce au pillage des casernes qui se créèrent et contrôlèrent une
partie du territoire albanais.
A l'heure actuelle, si le gouvernement de Tirana a réussi à restaurer son
autorité sur l'ensemble du territoire (le Nord, particulièrement les
districts de Tropoja, Bajram Curri et de Kukës restant indociles), les
armes circulent toujours librement. Sur 1 500 000 armes dérobées, le PNUD
(Programme des Nations Unies pour le Développement) estime que seulement
200 000 ont été rendues à la police albanaise jusqu'à aujourd'hui. La
majeure partie de ces armes a été vendue à des réseaux mafieux qui les ont
ensuite vendues à la guérilla naissante de l'UCK au Kosovo. D'autre part,
l'absence de contrôle a permis le développement de nombreux trafics
mafieux notamment pour la drogue, l'Albanie devenant un lieu de transit
via la Turquie et l'Afghanistan à destination de l'Europe occidentale.
Les premières réponses occidentales à la crise albanaise
Devant la montée générale de la violence et la plongée du pays dans
l'anarchie, les Européens étaient forcés d'agir en Albanie, sur le
terrain. Deux pays, en particulier la Grèce et l'Italie, insistèrent sur
le besoin d'intervenir car ils craignaient une possible contamination de
la crise et un afflux massif de réfugiés sur leur territoire. Cependant,
deux problèmes se posaient: quel genre d'action? Qui devait intervenir?
Après de nombreuses discussions et négociations entre les Occidentaux au
sein de l'UE et de l'OTAN, il fut décidé d'organiser une opération
militaire, appelée Opération ALBA, sous la responsabilité de l'OSCE et le
commandement de l'Italie, et regroupant entre autres la France, la Grèce
et la Turquie. Sept mille soldats furent dépêchés dans le but d'acheminer
et de coordonner l'aide humanitaire et, dans un second temps, de restaurer
l'ordre et l'Etat de droit pour organiser et surveiller des élections
libres et justes au mois de juin. Si les militaires occidentaux ont réussi
à distribuer l'aide humanitaire et à organiser des élections législatives,
ils n'ont pas pu rétablir une autorité sur le pays, ni " protéger la
population albanaise des bandes armées"[7].
Les Européens se sont ensuite retranchés derrière un simple soutien
économique et logistique. L'UE a en effet redéployé son aide financière
vers la stabilisation du système financier et l'aide aux réformes de l'Etat
albanais. Elle a participé à la formation des Friends of Albania,
association qui regroupe tous les donateurs institutionnels qui agissaient
en Albanie, pour permettre une meilleure coordination de l'aide
internationale chargée de superviser les réformes en Albanie. Enfin, les
Européens, par le biais de l'UEO, ont créé un corps chargé de former des
policiers albanais, compétents et intègres.
L'Albanie au milieu des Balkans: la prise en compte du contexte régional
dans la gestion de la crise albanaise
Avec la crise du Kosovo, la crise politique et sociale en Albanie a pris
une nouvelle dimension car, d'une part, elle a favorisé l'émergence d'une
guérilla armée dans la province yougoslave et, d'autre part, elle est
passée au second rang pour les Occidentaux par rapport au drame des
Kosovars massivement déportés et au risque énorme que peut représenter un
sécessionnisme aussi virulent. En d'autres termes, ce n'était plus la
crise elle-même en Albanie qui pouvait être dangereuse mais ses
conséquences pour les pays voisins. Après l'intervention militaire sur la
Yougoslavie, les Occidentaux ont réfléchi à la mise en place d'un nouveau
programme qui garantisse la paix et la prospérité en Europe du Sud-Est.
L'idée était de fonder de nouvelles relations entre les pays de la région
et les pays occidentaux en créant une coopération de tous les Etats et de
toutes les organisations internationales et régionales dans divers
domaines: économique, politique et sécuritaire. Il s'agissait également de
répondre aux dégâts de l'intervention de l'OTAN pour les pays voisins du
Kosovo.
C'est ainsi qu'est né, en juin 1999, le Pacte de Stabilité pour l'Europe
du Sud-Est par une initiative allemande et sous la responsabilité de
l'Union européenne. Le Pacte est divisé en trois tables de travail
chargées de coordonner les différentes initiatives de coopération dans des
domaines précis comme la démocratisation et les droits de l'homme, la
reconstruction et le développement économique et les questions de
sécurité. Même si les Occidentaux entendaient combattre l'instabilité dans
les Balkans grâce à une interaction de ces trois domaines, ils ont
concentré leurs programmes de lutte contre la crise sociale et l'anarchie
en Albanie surtout dans la troisième table de négociation sur la sécurité.
Ils ont ainsi organisé des commissions pour la non-prolifération des
armes, le déminage, la destruction des armes légères, la lutte contre la
corruption et le crime organisé.
Pour certains spécialistes, la lutte contre la crise sociale en Albanie ne
réside toutefois pas entièrement là; il s'agit plutôt de soutenir
massivement une économie ravagée et d'inculquer une nouvelle culture
politique qui permette aux citoyens de se débarrasser d'une scène
politique archaïque, clanique et corrompue[8]. En effet, la situation
semble toujours aussi préoccupante à l'heure actuelle entre un
gouvernement aux prérogatives fragiles et une opposition de plus en plus
virulente emmenée par Berisha. Les dernières émeutes meurtirères du début
du mois de décembre, à Tropoja, sont là pour nous rappeler qu'un retour à
la violence générale n'est pas impossible.
En attendant une amélioration de la situation de leur pays, les Albanais,
apeurés et méfiants, continuent à vivre tant bien que mal entre une
pauvreté chronique et une insécurité permanente qui fait de l'Albanie, la
nuit, un pays semi désertique. Comme l'indiquent de nombreux Albanais,
"nous sommes les premiers à souffrir de cette insécurité et des mafias qui
peuvent exister dans notre pays avec parfois morts et enlèvements de
proches, mais il est évident que nous ne pourrons pas résoudre seuls ces
problèmes avec des institutions faibles et des hommes politiques
corrompus. C'est là que l'aide occidentale est la plus primordiale".
[1]E. et J.P. CHAMPSEIX: L'Albanie ou la logique du désespoir, Paris, La
Découverte, 1992, p.7.
[2]I. DITCHEV S. COMBE (dir.): Albanie Utopie Huis clos dans les Balkans,
Paris, Autrement, 1996, pp .15-16
[3]J.Y. POTEL: article "Pyramides financières" in Les 100 Portes de
l'Europe centrale et orientale, Paris, Les éditions de l'Atelier, 1998,
pp. 234-236.
[4]P. et B. CABANES: Passions albanaises, Paris, Odile Jacob, 1999, p. 65.
[5]Artes LLAZANI, journaliste au magazine albanais Klan, entretien avec
l'auteur, 8 juin 2000.
[6]R. GIRAUD: "Albanie: la folie du fusil" in Revue des Deux Mondes,
Paris, avril 1997, pp. 54-62.
[7]Briseida MEMA, correspondante de l'AFP à Tirana, entretien avec
l'auteur, 7 juin 2000.
[8]A. DUSSOLLIER: " Une Albanie ruinée et ignorée" in Le Monde, 1er avril
2000.
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"SHEKULLI" CARRIES AN
ARTICLE ON 12 MAY 1998, ABOUT THE ALBANIAN MINISTER OF FINANCE, ARBEN
MALAJ, ENTITLED "MINISTER MALAJ RECEIVES A SALARY FROM A PYRAMID SCHEME"
By Artes Llazani
THE SUBTITLE OF THE ARTICLE
IS "HAVING COMPLETE KNOWLEDGE FOR THE END OF PYRAMID SCHEMES, MALAJ SIGNED
A CONTRACT WITH CENAJ COMPANY, THAT WAS FOR THREE YEARS AND THE MONTHLY
SALARY WOULD BE 1200 USD".
Tirana - The Albanian
Finance Minister, Arben Malaj has not canceled yet the employment contract
that he has signed with loaning company of Lefter Cenaj. In October
1996, while the former Finance Minister, Ridvan Bode, declared openly) and
with bad consequences the pyramid schemes scandal, Malaj signs a contract
with Cenaj company that according to sources from the company, had
foreseen a cooperation of Malaj with Cenaj for three years. It was
not by accident that Malaj a known finances specialist, with a Ph.D.,
having work experience with another company of this kind, makes a contract
of three years with "Cenaj" at the very moment when the collapse of the
pyramid schemes was more than obvious even to the public opinion.
Capable of anticipating the failure of the pyramid's gambling (although in
October 1996, the anticipation were not that worthy), fully aware of the
social consequences of the pyramid's phenomenon and of the public
pessimism about receiving the money put in the pyramid schemes, economist
Malaj, in exchange of a salary of 1200 USD monthly, and a house 2+1, and
also of occasional extra rewards, committed himself to a long term service
with Lefter Cenaj.
In 1997, the Malaj Cenaj
relation was not infringed even though the first has taken in his hand the
Albanian finances and plays an "active" role in the transparency of the
pyramid scheme companies; while the second (Cenaj) is ranked among the
bosses of the pyramid schemes. Sources from "Cenaj" company told us
that Minister Malaj has continued until September 1997 his
collaboration with Cenaj, until he formulates with his handwriting
"agreement which although not signed, has the values of the
documentation for some expenses made in behalf of Cenaj. Being
unable to meet Cenaj in person, Malaj has exchanged many telephone calls
with him during the above mentioned period. "I have worked for the
pyramid schemes just like I did for all other clients", this how Minister
Malaj replied to accusations by the former President Berisha who spoke of
"involvement" of the Minister with the pyramids.
Although Malaj has already
admitted that he has worked for pyramid schemes, the number
one of the Albanian finances has never made clear his position and
his role in the pyramids phenomenon. Minister Malaj has served
Cenaj, but has never made any statement about how he has served him.
Minister Malaj has advised Cenaj, but he has not clarified when and why he
has given those advises. Minister Malaj has carried out transactions
for Cenaj, but he has never told anyone how he did this.
Minister Malaj has made purchases for Cenaj, without saying what he
purchased. Minister Malaj has withdrawn money for Cenaj, without
saying how, how much and where. Various sources from Cenaj
testify to the past of these relations (October 1996- September 1997).
But the same sources ignore
the fact that even today Arben Malaj has not cancelled the three year
contract he has signed with Lefter Cenaj. It does not take
much to understand that if this contract still continues to be considered
valid; while the point of the agreement may have changed in favor of the
most recent developments concerning the pyramid's phenomenon and their
transparency. As a result, also the "consultancy" of Finance
Minister is more costly that the one of a simple economist, considering
his role in the process of transparency. So Malaj is employed twice.
The simplest of the questions is whether Nano will permit the double
employment among his ministers.
PS: Minister Malaj was the
Director of Research Unit of the Cenaj company, and he used to work for
three other pyramid schemes companies, Silva, Global Food and Kamberi |
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ALBANIANS AND THEIR CULTURE:
A STUDY OF THEIR DEFINING CHARACTER AND UNIQUENESS
A Thesis Presented To the
Faculty of
California State University Dominguez Hills
In Partial Fulfillment
Of the Requirements for the Degree
Master of Arts in Humanities
Copyright by
SUSAN A. McCLEAR
December 1, 2001
All Rights Reserved
http://www.mcclear.net/albanians_&_culture.htm
Blood Feuds
Blood feuds are not unique
to Albania. They can be found in other isolated societies of the
Mediterranean (such as Corsica) or in the Northern Caucuses (Malcolm 19).
Carver tells us that this Albanian code most closely resembles the
puktunwali of Northwestern India (308).
The Kanun does set out the
"rules" of the blood code, not as a way of encouraging such but to limit
it so that the entire population not be wiped out. As it was, serious
social and economic dislocation resulted from so many (usually young) men
being killed or forced into hiding by the cycle of revenge. (Women were
exempt from the feuds).
It's important to
understand that the aim of this blood feud is not punishment for murder
but
satisfaction of one's own
honor when it has been polluted. If retribution were the real aim, then
only those personally responsible for the original crime or insult would
be potential targets; but instead, honor is cleansed by killing any male
member of the family of the original offender, and the spilt blood of that
victim then cries out to its own family for purification. Since honor is
of the essence, there are strict rules for every step of the feud.
(Malcolm 19-20)
The communists claim that
one of the great achievements of their administration was the elimination
of the Kanun. If true, this would have been a mighty achievement. [end
note 22] At the end of the Ottoman period it was estimated that 19%
of all adult male deaths in the central mountains of the Malësi area were
blood feud murders (Malcolm 20). Though contained under communism, most of
its elements have re-appeared in the past ten years. [end
note 23] The Kanun has eased readjustment for many of the northerners
as they come out of the Hoxha period as, for example, original land
borders were remembered accurately by all parties and so reverted to
original ownership with far less difficulty than privatization in other
areas.
The other side of this is
that at least ninety blood feud killings had been reported through the BBC
by June 1996 (Longworth 33). This is probably an under report, [end
note 24] it's an issue that those in authority don't want talked about
as it doesn't give Albania a positive impression in the outside world. The
authorities of the international service of Radio Tirana censor any
mention of the feuds (or of their reconciliation). In the December 1, 1995
The New Reporter Artes Llazani reports that "there are 2100 stories about
the blood revenge." Isuf Lita, Investigator of the police station in
Shkodër is quoted in Llazani’s report as saying "I guess that 90% of blood
revenges are new ones [post communism.] Old blood revenges are very few in
number." Llazani also indicates that there have been ninety-seven cases
where the Mission of Blood Forgiveness has managed to negotiate a
forgiveness of the feuds since 1991. [end
note 25]
While southerners don't
seem to practice the blood feuds, they know and understand the concept.
During the pre-election period in May 1996 Ferdinand Lambe, the
owner/manager of Radio Vlora, conducted a series of phone-ins and round
table discussions, which included all of the local candidates. One of the
opposition candidates was on the air when two policemen showed up at the
station to arrest him. The station is in Lambe's home and the policemen
were from the far north (as Lambe could clearly identify by their
accents). When they knocked on the door, Lambe asked them to step outside,
so they could have their discussion without interrupting the broadcast.
The police could see that this station/home was a single room, there was
no danger that the candidate might escape, so agreed. Lambe reminded the
police that this candidate was a guest in his home and thus, under the
Kanon, under his protection. If they bothered the candidate, it would be
an insult that might need to be arbitrated under the Kanun. Without saying
anything more they assumed that Lambe would be forced to kill them, then
their family to kill him, and so on for five generations. The policemen,
not knowing whether Lambe would really do that, left. They picked up the
candidate out on the street a couple of hours later, after the broadcast.
Lambe had used the Kanon as was intended, to avoid trouble.
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Shkrimi i Kadarese
Nga reagimet e deritanishme
ne Alb-shkenca munda te ve re, se te pakten nje permase brenda ketij
shkrimi nuk eshte mundur te shquhet. Gjej rastin ta sjell permes ketij
reagimi.
Pyetje qe ngrihen gjate
leximit te kesaj eseje, mes te tjerash mund te jene:
Kush duhet te shkruaje per
te verteten? Ne fund te fundit kush eshte e verteta? A mund te qendroje
ne kembe cilesimi se te gjithe qene bashkefajtore ne diktature? A mund te
quhet bashkefajtor nje njeri, i cili nuk eshte perzier me parti, nuk ka
spiunuar, ka pranuar te mbetet gjalle nen diktature duke punuar ne pune te
shtetit? A nuk ka ekzistuar zgjedhja per cdo njeri ne ate kohe, qe mos te
zgjidhte nje profesion, por nje tjeter, psh. ne vend qe te behej oficer
sigurimi te behej agronom? Apo ne vend te shkrimtar qe i thurr lavde
partise, apo kritik shkrimtaresh nga ata qe burgosnin per shkak se
shkruhej me shije jo-partie te behej mesues gjuhe? Apo ne vend te gjykates
te behej inxhinier, fizikan, matematikan, biolog, kimist? Te thoshte nuk
mundem te spiunoj per shkak se nuk mbaj dot sekrete dhe kam frike se do
tradhetoj veten, a ishte e veshtire? Kur e shikonte se ajo qe ish vendosur
ne Shqiperi nuk ish komunizmi i premtuar nga ideologjia, por nje sistem i
ri klasash, te privilegjuarit e partise dhe te denuarit nga partia, pse
futej ne parti? Per shkak se ishte komunist idealist? Apo per shkak se
donte te bente pjese tek shtresa e te privilegjuarve?
Po pozicioni personal i
Kadarese brenda asaj kohe cili eshte? A mund te quhet, se e ka sqaruar ai
kete pozicion? A duhet te kerkoje ai falje para popullit, te cilit i
drejtohej me shkrime te kesaj natyre per privilegjet qe ka marre ne kohen
e diktatures?
Kadare si shkrimtar nuk
vihet ne dyshim permes ketyre pyetjeve. Ne pyetje gjate leximit, dhe kjo
ka vite qe behet ne menyre te vazhdueshme nga drejtime te ndryshme, eshte
personi i Kadarese. Si me te qendrueshmit duket se jane kristalizuar:
ai i ish te persekutuarve,
te cilet nuk mund ta pranojne qe ai ta quaje veten disident ne kohen qe ka
pasur perfitime direkte nga diktatura e nuk ka pasur denime te dukshme, si
per shembull burgosje, a ndonje forme tjeter, nderkohe qe ata vete jane
plakur burgjeve, duke lene jashte familje qe e pesonin prej biografise se
nje te vetmi ne mes tyre;
ai i ish nomenklatures se
diktatures, e cila sidomos ne kohet e fundit po behet gjithnje e me
zelarte e po vepron qellimplote per ta theksuar se Kadare ishte asgje me
mire se nje prej tyre.
Per kete te fundit reagimi
i Kadarese mund te vihet re ne egersine, e cila mund te ndihet thuajse ne
cdo fjali te ketij shkrimi. Per ata qe duan te ndjejne pak me shume nga
kjo egersi, keshilloj librin e Fahri Balliut “Zonja e zeze Nexhmije Hoxha”
botuar ne qershor te ketij viti, pak dite perpara zgjedhjeve, me
parathenie te Kadarese.
Per te parin reagimi i
Kadarese ka qene i nje forme, e cila pare jashte cdo idealizimi le per te
deshiruar. Para akuzave se ka qene shkrimtar i privilegjuar ne kohe te
diktatures, pergjigja ka qene e frymes: pse duhet te ishte burgosur ai qe
te quhej se nuk ish i diktatures? Ndoshta po. Njerezit jane te prirur
drejt njerezve qe kane vuajtur. Psh. mund te vihet re kjo ne raste
bisedash qe sjellin ne fjale Pjeter Arbnorin, apo te vdekurin e gialle ne
diktature Lasgush Poradecin.
Ne nje film dokumentar te
nje regjizori te ri austriak, paraqitur ne festivalin e filmit “Diagonale”
qe zhvillohet cdo vit ne Grac, behej fjale per poziten e rinise shqiptare
perballe fese. Filmi ndertohej rreth tre personazheve: Bojken Lakos, Ervin
Hatibit, Artes Llazanit. Pa u ndalur ne temen e ketij filmi dhe si u
trajtua ajo ne te, shkepus e sjell ne kete reagim fjalet e gazetares Artes
Llazani (riprodhuar jo ne menyre ekzakte) ne veten e trete: ajo tregonte
per familjen e vet, prinderit, babane vecanerisht, i cili per hir te
familjes, rehatise dhe sigurimit te shkolles per vajzat, pra nisur nga
pragmatizmi njerezor vendosi te futej ne parti dhe hyri ne parti.
Me pragmatizimin njerezor
do te mund te shpjegohej pa hatermbetje sjellja e asaj shumice se
popullsise shqiptare, por dhe jo shqiptare ne krejt vendet e Lindjes
diktatoriale komuniste qe e mbijetoi diktaturen pa i hyre gjemb ne kembe.
Duke u nisur nga ky
pragmatizem me baze racionalizmin njerezor mund te ngrihet gjithashtu
dyshimi, se ata qe drejtuan partine, ata qe perfituan prej privilegjeve te
saj, ata qe drejtuan makinerine e diktatures qene kapitaliste te nje lloji
te vecante, qe per te arritur tek maksimizimi i fitimeve per vete jane ne
gjendje te shkelin mbi jete njerezish, atyre qe vrane e burgosen e
familjeve te tuaja qe i damkosen me titullin "armiq te popullit". Te keqen
e kapitalisteve, te cileve u jane vene mbrapa filozofe qe prej kohes kur
nisi teoria e ekonomise e kur nisen e aktiviste te shoqerise qe kur nisi
prodhimi industrial!
Pastrimi i ndergjegjes se
diktatureberesve ne lindjen komuniste mungon, vonon, jo per shkak se
dosjet nuk jane hapur. Hapja e dosjeve eshte vetem nje rrjedhoje e dickaje
te madhe te munguar: denimit te komunizmit si nje nga krimet me te medha
ndaj njerezimit, njesoj sikurse u cilesua fashizmi dhe nacionalsocializmi.
Kjo mungese ben qe cfare doli nga diktatura komuniste te jete gojehapur,
sikur te mos kishte ndodhur gje. Gjermaneve iu desh te luftonin e i duhet
te luftojne akoma me cilesimin "naziste". Ata u kategorizuan tek fajtoret
dhe kjo i ben akoma te jene te kushtezuar ne sjelljet e tyre ne te mire te
Gjermanise, dhe tmerri nga termat "nacionalizem", "nacionalist" e te
ngjashme me keto mund te ndihet ne rrethet akademike. Ne Austri ky cilesim
“fajtor” nuk u be sikurse u be ne Gjermani, ndaj dhe jeta shoqerore
austriake e pasluftes, mes te tjerash dhe ajo e letersise austriake,
karakterizohet nga nje histori, e cila ndoshta edhe si i huaj ia vlen te
studiohet per te pare, se cfare ndodh, kur fajtoret nuk dallohen haptaz
prej te tjereve, vetem se ky eshte rast i asaj cka doli nga diktatura
nacionalsocialiste.
Ne rastin e
moskategorizimit te qarte, se kush jane fajtoret, ndoshta ekziston nevoja
e nje a me shume njerezve, te cilet te dalin dhe te pranojne publikisht,
se midis dy skajeve, atyre qe vuajten direkt nen diktature per shkak te
persekutimit dhe atyre qe perfituan direkt prej tij si drejtues te
makinerise se diktatures ekzistojne dhe te ndermjetmit, ku dikush anon me
shume nga ata qe vuajten direkt dhe dikush nga ana tjeter nga ata qe
perfituan prej diktatures. Dhe kjo do bente te qarte se nuk jane te gjithe
bashkefajtore, por se ekziston nje spekter i tere i cili eshte deshmi dhe
trashegimi e diktatures. Kush do ta merrte persiper nje pozicion te tille
publikisht do te sulmohej po ashtu nga drejtime te ndryshme. Por ai, qofte
edhe pse ndoshta do cilesohej i cmendur ne sinqeritetin e vet, per te
cilin nuk e detyroi kush, do te tregonte nje gjest te madh pastrimi te
ndergjegjes dhe do te ishte me prane pershkrimit te se vertetes se
popullit shqiptar nen diktature. Dikush tjeter ndoshta do mund te merrte
persiper te kerkoje falje per nje sjellje te caktuar. Gjeste origjinale
mund te mendoje gjithsecili qe i mbijetoi diktatures. E keshtu mund te
ndertohet dicka e madhe. Sepse nga historite e vecanta te gjesteve te
kurajos civile, krijohet baza per perballjen e nje populli me vetveten me
qellim perparimin. L. Komani
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